Cette thèse doctorale proposée par l’IRSN au LPMA de Saclay vise à développer une méthodologie de quantification en temps réel du dépôt d’aérosols lors d’incendies, en associant des capteurs résistifs à haute température et la mesure du CO2 émis pendant leur régénération, avec une progression allant de l’échelle analytique à l’échelle intégrale. Le candidat idéal est diplômé d’un Bac+5 en génie des procédés, génie chimique, capteurs et instrumentation, physique et métrologie des aérosols ou énergétique, et sait travailler en équipe, modéliser et réaliser des mesures expérimentales. Pour postuler, personnalisez le CV et la lettre en lien avec les tâches, mettez en valeur les expériences en laboratoire d’aérosols et en instrumentation, précisez vos compétences en anglais et en français, et montrez votre motivation pour la sûreté nucléaire et le travail sur site à Saclay.
Méthodologie innovante pour étudier la cinétique de dépôt d'aérosols en incendie (Th RES26-14) H/F
Doctorat
Cadre ou Catégorie A
01/10/2026
Saclay
L’incendie dans les installations nucléaires de base représente l’un des risques majeurs dont les conséquences sont la mise en suspension de particules radioactives et la production de particules de suie, participant au colmatage des filtres à très haute efficacité et pouvant également affecter les équipements électriques importants pour la sûreté.
Afin d’estimer au mieux les conséquences d’un tel accident, des mesures en temps réel du dépôt de suies permettraient de mieux appréhender la dynamique du dépôt. La technologie des capteurs résistifs présente à cet égard, l’avantage de la robustesse à haute température. Cependant, une saturation rapide du capteur a été observée au regard de la durée d’un incendie. Par conséquent, une régénération régulière du capteur résistif est nécessaire pour suivre l’intégralité d’un incendie. Par ailleurs, dans un souci de complémentarité des données, et profitant de la phase de régénération du capteur résistif, une deuxième méthode basée sur la mesure du CO2 émis lors de la régénération du capteur a été introduite.
L’objectif de la thèse proposée est d’approfondir la compréhension de la dynamique du dépôt d’aérosols sur les parois et de finaliser le développement d’un système innovant de quantification en temps réel du dépôt de particules à différentes échelles. L’intérêt sera, in fine, de disposer d’une méthodologie de quantification pouvant être transposable à divers scénarios d’incendie nécessitant la quantification d'un dépôt pariétal.
Après une étude bibliographique, la thèse se déroulera en 3 tâches, depuis les tests à l’échelle laboratoire jusqu’aux tests finaux de validation du suivi dynamique du dépôt pour des incendies à grande échelle.
1ère année : Étude à l’échelle analytique – Caractérisation et modélisation du dépôt L’objectif de cette tâche est de comprendre la dynamique du dépôt sur le capteur résistif à l’échelle analytique (installation sous-ventilée PARIS) et d’acquérir une connaissance des produits de dégradation issus de la combustion de différents matériaux d’intérêt. Elle comprend 2 volets :
2ème année : Quantification dynamique du dépôt à l’échelle intermédiaire
Cette tâche vise à qualifier et à valider le dispositif de quantification dans des conditions plus réalistes (installation BANCO) avec un débit de ventilation de 300 m3/h. Plus précisément, il s’agira de valider le nouveau système de quantification dans des conditions de dépôt représentatives et d’ajuster le protocole de mesure pour différents types de suies. Les mesures dynamiques obtenues seront confrontées aux masses déposées mesurées par des techniques de référence.
2ème et 3ème année : Validation à l’échelle intégrale
Cette dernière tâche consiste à tester le dispositif de quantification dynamique dans des conditions expérimentales plus représentatives, à échelle de démonstrateur.
Les mesures effectuées seront comparées à des mesures de référence par aspiration et permettront de produire des données inédites pour alimenter les modèles de dépôt dans les codes de calcul incendie.
Références
Kort, A. et. al (2021). https://doi.org/10.1016/j.jaerosci.2021.105783
Kort, A. et. al (2022). https://doi.org/10.1016/j.jaerosci.2022.106005
Formations, compétences souhaitées :
Bac + 5, Master 2 ou école d'ingénieur (génie des procédés, génie chimique, capteurs instrumentation et mesure, électronique et système embarqué, mécanique des fluides, combustion, énergétique, physique et métrologie des aérosols, physico-chimie des aérosols).
Travail en équipe et en milieux collaboratifs.
Restrictions éventuelles sur le recrutement d'un candidat handicapé :
Expérimentation sur une plateforme accessible par escalier, aspects sécurité liés à l'utilisation des bouteilles de gaz et des produits chimiques dangereux.
Occasionnel
Cette thèse se déroulera au sein du Laboratoire de Physique et de Métrologie des Aérosols (LPMA).
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